Psychanalyse

Un espace de créativité

Le but de la psychanalyse :

Le but d’une psychanalyse est d’acquérir une plus grande liberté et créativité dans sa vie affective et sociale. Elle s’adresse plus volontiers aux personnes curieuses d’elles-mêmes mais aussi désireuses de dépasser  des blocages ou des fonctionnements problématiques et récurrents. Le psychanalyste W.Bion parle de “croissance mentale” pour parler du but de la psychanalyse. Il la décrit comme un échange dynamique et vivant entre deux personnes qui parlent et s’écoutent d’une façon particulière.

Depuis les découvertes de Freud, la psychanalyse n’a pas cessé de se développer et de contribuer au soin et à la compréhension de la vie psychique.

Une approche actuelle :

La psychanalyse contemporaine s’appuie sur les apports  de psychanalystes tels que M. Klein, D. Winnicott, W. Bion, F. Dolto pour ne citer que les plus connus.  Elle reste aujourd’hui une démarche créative permettant de profonds changements.

La psychanalyse s’appuie sur une conviction de base : une partie de notre fonctionnement psychique est inconsciente. Cet inconscient nous est accessible à l’aide de conditions facilitantes dont la principale est le lien entre l’analysant  et l’analyste (on parle de transfert). Durant les séances, l’association libre des pensées, des souvenirs, des impressions et bien sûr des rêves permet l’exploration de l’inconscient.

Aujourd’hui, malgré le succès de méthodes thérapeutiques brèves, la psychanalyse reste une approche moderne qui permet des changements en profondeur. En particulier lorsque les symptômes ou les blocages – aussi au niveau de la sexualité –  résistent. Il s’agit alors d’en comprendre le sens et la fonction.

Psychanalyse et sexualité aujourd'hui :

Beaucoup aujourd’hui doutent de l’utilité de la psychanalyse aujourd’hui pour résoudre les difficultés sexuelles ou amoureuses. Malgré l’efficacité d’approches sexothérapeutiques issues des thérapies cognitivo-comportementales notamment, certains symptômes ne se laissent pas traiter sans recours aux fonctionnements inconscients que les psychanalystes ont formulé ou mis à jour, à partir des découvertes de Freud.

Envisager une psychanalyse :

La proposition d’une psychanalyse peut se discuter lors de premiers entretiens d’évaluation ou après un premier temps de travail thérapeutique. Elle peut s’envisager en face à face ou sur le divan. Elle constitue une démarche exigeante dans ses modalités concrètes (2-3  séances par semaine,  investissement financier, durée) et dans l’implication personnelle demandée (ouverture émotionnelle, curiosité, capacité à supporter l’inconnu). Ces modalités se mettent en place progressivement entre les deux acteurs du processus, l’analyste et l’analysant.

Je suis membre en formation de la Société de psychanalyse freudienne basée à Paris (SPF). Mon travail de psychanalyste est supervisé par des analystes expérimentés, membres de l’EFPP.

Actualités de la psychanalyse :

 La psychanalyse fait souvent l’objet de critiques, parfois justifiées, parfois mal informées. Parole ici à des psychanalystes susceptibles de nous intéresser, de faire évoluer certaines idées toutes faites.

D.W. Winnicott : Une part trop importante de notre vie est franchement ennuyeuse et toujours trop simplifiée parce que nous oublions l’inconscient, nous l’écartons ou nous ne nous en servons que le dimanche matin…

Tiré de Conversations ordinaires, Gallimard, Folio, 1988

“La créativité en analyse peut se comparer à un mouvement qui intéresse l’intime, le quotidien. Comme la sensibilité soudaine à la beauté du bruissement d’aile de l’oiseau qui s’envole”.

Tiré de Trois séances par semaine ? Entre perte de soi et répétition, l’instant créatif, PUF, 2019

“Avons-nous vraiment besoin de la psychanalyse aujourd’hui pour parler d’amour et de sexe ?

Au XXIème siècle, qui peut encore créditer les psychanalystes d’un savoir supérieur sur l’amour et le sexe ? Après la libération sexuelle, la libéralisation de la contraception puis de l’avortement, l’essor du féminisme, certains progrès dans l’égalité entre hommes et femmes, le militantisme des minorités sexuelles, le levée de beaucoup de censures sur les œuvres d’art et, plus récemment, l’acceptation de « performances » explicitement érotiques, l’usage d’Internet, et depuis peu des applications pour se donner rendez-vous, que reste-t-il à délivrer pour les psychanalystes ? Freud imaginait lui-même que l’invention d’un moyen de contraception efficace ferait naturellement cesser un très grand nombre de troubles névrotiques. Nous sommes désormais bien au-delà. (…)

Pourtant, la libération sexuelle n’a pas du tout entraîné moins de culpabilité. Elle en a éventuellement créé de nouvelles, ou déplacé les anciennes. Là où régnait l’inhibition victorienne à l’égard de la sexualité (…), on observe aujourd’hui, chez toutes sortes de personnes, venues de tous horizons, d’autres souffrances, qui n’en sont pas moins douloureuses, liées plutôt à l’insuffisance des performances sexuelles, à l’idéal d’une libération sexuelle ou d’une course à la jouissance dont le terme ne cesse de reculer, inhibant et épuisant les individus d’une autre manière, mais pas moins cruelle.

Et puis, il y a toujours les mêmes grandes questions érotiques. Beaucoup ont été prises en charge par une sexologie scientifique qui s’est aujourd’hui, complètement séparée de la psychologie sexuelle au sein de laquelle la psychanalyse se développait à la fin du XIXème siècle. Je pense à la « dysfonction érectile », à l’éjaculation précoce, à la frigidité. L’expérience du divan montre que ces phénomènes ne sont pas tous résolus par des moyens physiques ou chimiques. Dès qu’on lève les yeux des organes, et qu’on considère la personne, voilà qu’on retombe dans la bonne vieille comédie : aimer, c’est moins désirer ; retomber toujours amoureux de femmes tristes ou d’hommes méchants, avec le sentiment pénible d’être victime parfaitement innocente d’un scénario répétitif et inflexible ; sans compter les drames et les tensions qui naissent d’aimer deux personnes à la fois, ou plus encore, et pas toujours du même sexe, compliquant vraiment les connexions déjà bien compliquées d’entre homosexualité, bisexualité et sexualité « tout court » dans la vie des gens”.

Tiré de Une histoire érotique de la psychanalyse, De la nourrice de Freud aux amants d’aujourd’hui, Payot, 2018

Liens :

– Ce que la psychanalyse a encore à nous dire

– La psychanalyse n’est pas moribonde

Physalis mouillé

En tant que thérapeute de couple formée aux enjeux familiaux, je propose aussi des entretiens pour

  • les parents qui souhaitent parler de leurs difficultés autour de l’arrivée d’un enfant ou relatives à la parentalité.
  • des entretiens de guidance parentale ou de soutien à la parentalité – coaching parental – en particulier dans les situations de familles recomposées.
  • soutenir les parents dans le processus de séparation et dans la mise en place d’une coparentalité ajustée aux besoins de l’enfant.

Tarifs des séances:

  • En individuel : 120.- / 50 min.
  • En couple : 140.- / 60 min.
  • Les consultations se règlent comptant en fin d’entretien. TWINT ou virement bancaire pour les vidéo-consultations
  • Les séances non annulées 48h (deux jours ouvrables) à l’avance sont facturées